Centre d’expertise pour la recherche en immuno-transplantation et en oncologie
Perte de greffon et tolérance immune
en transplantation

Axe thématique autour de la transplantation : perte du greffon et tolérance immune

Cet axe vise à analyser les mécanismes cellulaires et moléculaires des phénomènes de rejet aigu et chronique dans les domaines de greffes d’organes et de cellules (notamment souches), voire de gènes (thérapie génique), avec en parallèle la validation de biomarqueurs diagnostiques et pronostiques. Capitalisant sur ces informations, nous visons à développer de nouveaux outils d’induction de la tolérance immune dans des modèles animaux (dont primate en préclinique) et chez l’homme.
Un accent particulier est mis sur la manipulation des différentes sous-populations d’effecteurs lymphocytaires T, B et de cellules dendritiques, qu’elles soient autologues ou allogéniques, sans négliger les interactions étroites que peuvent entretenir ces cellules avec d’autres cellules clés comme les cellules endothéliales.

Cet axe est développé en étroite collaboration avec le pôle immuno-transplantation à travers l’IHU CESTI. Il s’articule autour de 3 thématiques principales et comporte 7 objectifs transversaux en interface avec la cancérologie :

Thématique 6. Etude épidémiologique des pertes de greffons.

  • Objectif 6.1. Mise au point de scores de risque
    A travers un réseau de données validées en transplantation (DIVAT), en lien avec l’équipe de recherche de l’Université de Nantes EA4275 SPHERE (bioStatistics, PHarmacoepidemiology & human SciEnces REsearch) en vue de mettre en place un suivi personnalisé relatif à ce risque.

Thématique 7. Mécanismes cellulaires et humoraux des agressions aigues et chroniques des greffons.

  • Objectif 7.1. Mécanismes de rejet allogénique.
    – Etude de la dysfonction endothéliale dans le contexte du rejet aigu et chronique et en corollaire l’identification de molécules et voies cellulaires protectrices, vis-à-vis de l’agression d’alloAc.
    – Effecteurs cellulaires et moléculaires des rejets humoraux aigus et chroniques.
  • Objectif 7.2. Contrôle de la maladie du greffon contre l’hôte (GvHD) après allogreffe de cellules souches.
    – Etude du rôle des cellules dendritiques, effecteurs lymphoïdes (cellules T, NK) et cytokines dans la GvHD.
    – Evaluation de l’impact du polymorphisme des molécules HLA et KIR dans la GvHD.
  • Objectif 7.3. Identification et validation de nouveaux biomarqueurs de la tolérance.
    – Caractérisation des mécanismes de tolérance immune dans des cohortes de patients tolérants et modèles animaux.
    – Validation de biomarqueurs candidats sur des cohortes de patients opérationnellement tolérants, en rejet chronique.
    – Validation de marqueurs sanguins à 3 mois et 1 an de greffe par comparaison avec des marqueurs tissulaires de biopsies.

Thématique 8. Immunointervention et thérapies cellulaires

  • Objectif 8.1. Immunosuppression par blocage des voies de costimulation et cytokines inflammatoires.
    – Etude Tolestim : blocage de la voie CD28 de la costimulation par un agent monovalant antagoniste de CD28.
    – Ciblage des cellules T mémoires : Ac anti IL-15.
     
  • Objectif 8.2. Immunosuppression cellulaire.
    – Utilisation de cellules dendritiques autologues : programme FP7 « The One Study ».
    – Induction d’une tolérance centrale par chimérisme mixte
     
  • Objectif 8.3. Thérapies cellulaires réparatrices ou régénératrices.
    – Evaluation de stratégies de xénotransplantation d’ilots de Langherhans de porc sur primate : projet « XenoThera ».
    – Utilisation de cellules allogéniques de peau dans le cadre de grands défects cutanés ou brûlures.
    – Réparation hépatique à partir de cellules souches induites différenciées en hépatocytes.

Comments are closed.